La devinette du Chapelier fou…

hokusai

« Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? »(Dans l’oeuvre originale de Lewis Carroll)

Devinette qui est devenue « Pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un grain de sel ? », dans la version française du dessin animé de Walt Disney…

Si, comme moi, vous vous demandez quelle peut bien être la réponse à la devinette du chapelier fou, dans Alice au pays des merveilles…En voici la réponse !

Absurde, oui, et revendiqué !

La version française d’Alice au pays des Merveilles a traduit «bureau» par grain de sel… tout ceci pour pouvoir affirmer ensuite que c’est Alice qui a «un grain». Quant à la réponse à la devinette, Lewis Carroll a fini par la donner, pour apaiser les tourments de ses lecteurs, dans une nouvelle préface de son livre, bien des années plus tard, en 1896:

«Parce qu’il peut produire quelques notes, encore qu’elles ne fussent rien moins que claires; et parce qu’on ne met jamais le derrière devant (il faut imaginer un bureau avec un trou pour le plumier, qui effectivement, doit se positionner dans un certain sens, ndlr)».

Il ajoute cependant: «Ceci, toutefois que réflexion faite; la devinette, telle qu’elle fut à l’origine inventée, n’avait pas de réponse du tout.»

On peut aussi noter qu’en anglais, pour dire « parce qu’on ne met jamais le derrière devant », Lewis Carroll écrivit « and it is nevar put with the wrong end in front! ». Pour dire « jamais », l’auteur a écrit « nevar » au lieu de never, car en inversant le mot nevar cela donne raven qui signifie « corbeau » en anglais. Les jeux de mots sont chers à Lewis Carroll !

Un artiste numérique s’est amusé à imaginer de drôles de variations chromatiques inspirées de cette devinette…

Voici une initiative qui aurait sans doute plu à Lewis Carroll, dont l’imagination débordante avait accouché en 1865 des Aventures d’Alice au pays des merveilles, roman d’adultes réécrit pour les enfants. Ce n’est pas le livre, mais le dessin animé sorti en 1951 par Disney qui subit ici une étrange métamorphose, comme l’a repéré Slate.com, sous le clavier de l’artiste numérique Gene Kogan.

Pour ce faire, le programmeur a construit un logiciel en s’inspirant d’un article de trois chercheurs de l’université de Cornell. Et il a choisi un extrait correspondant à un passage célèbre du roman, où le Chapelier fou pose cette devinette à l’héroïne: «Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau?» («Why is a raven like a writing desk?»). Mais oui, pourquoi?

Alice, étourdie par l’absurdité de la question, fusionne avec des tableaux de maîtres. Se bousculent dans une synchronie vibrante les variations chromatiques de Pablo Picasso, Edvard Munch, Vincent van Gogh, Frida Kahlo ou Hokusai, pour ne citer que les plus connus parmi ces dix-sept tableaux. La rencontre absurde et fantastique entre le bureau et le corbeau lui en fait voir de toutes les couleurs, et la plonge dans un tourbillon d’impressions.

Auteur :

Graphiste & Illustratrice indépendante... Ma passion, mon métier, illustrer vos projets...Vos rêves !

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